Les déchets abandonnés et le ressenti des Français

Déchets abandonnés : le ressenti des Français

 

Tous responsables ? L’étude IFOP menée pour Gestes Propres et Citeo nous révèle que la majorité des Français juge le consommateur final responsable des déchets abandonnés.  

 

Bien que minoritaire dans les déclarations, la proportion de répondants avouant avoir déjà laissé un déchet au sol sans le ramasser (27%) s’avère, transposée en nombre de Français, considérable.

Les petits déchets et les déchets abandonnés urbains sont parmi les mieux tolérés du fait, soit de leur faible impact supposé (comme les mégots), soit de la réassurance d’une collecte par les équipes municipales.

 

L’évaluation du caractère choquant des différents types de déchets se trouve corrélée à l’attention portée personnellement à chacun des détritus. Les petits déchets sont jugés moins choquants du fait de leur taille : plus le déchet est petit, plus son impact sur l’environnement est sous-estimé, plus il est banalisé, et moins il choque.

On trouve ainsi les déchets auxquels les interviewés déclarent faire le plus attention, en tête de liste des déchets abandonnés les plus déplaisants : les emballages et les restes de restauration rapide, 92% ; les bouteilles en verre, 92% ; les emballages de boissons, 91% ; les sacs plastiques, 91%, et en fin de liste ceux pour lesquels la vigilance est moins élevée (les mégots, 79% et 52% ; les chewing-gums, 75% et 45%).

 

 

La problématique des déchets abandonnés est avant tout perçue sous l’angle de l’incivilité, de la transgression des règles du « bien vivre » ensemble.

Au cœur du sentiment d’indignation, c’est en effet, davantage le comportement du responsable du déchet abandonné qui est pointé du doigt, que la répercussion de cet acte sur l’environnement.