Les Français et les déchets abandonnés
Dans le cadre de ses actions, Gestes Propres a toujours cherché à analyser la perception et les pratiques des Français en manière de déchets abandonnés. Avec ce baromètre, une nouvelle étape est franchie : installer une mesure régulière et nationale des comportements.
Les équipes de l’IFOP ont mené cette enquête avec un objectif clair : suivre l'évolution des gestes – bons comme mauvais – mais aussi celle des idées reçues, qui influencent fortement les pratiques.
Basé sur du déclaratif, ce baromètre évalue également les perceptions en lien avec la notion de propreté et de respect de nos environnements.
Méthodologie
Pour cette 1ère édition :
- Échantillon : 2 001 personnes, représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode quotas).
- Mode de recueil : questionnaire auto-administré en ligne.
- Terrain d’enquête : septembre 2025.
Principaux enseignements de l’édition 2025
- « Jeter un déchet par terre » est perçu comme une incivilité très choquante ; au même titre qu’ « uriner dans la rue ».
- Les déchets abandonnés sont vraiment partout …mais beaucoup moins dans son quartier. Les Français ont le sentiment d'être entourés de déchets. Une majorité considère ce phénomène comme fréquent ou assez fréquent, avec des variations de perception fortes selon les lieux observés.
- Des déclarations qui ne reflètent pas les pratiques... Les déclarations d’intention restent très vertueuses, avec 98 % des répondants qui jettent correctement leurs déchets. Pourtant, 35 % des Français avouent avoir jeté au moins un déchet au cours des 12 derniers mois.
- Un geste d’abandon difficile à justifier Les jeteurs peinent à trouver une raison valable à leur comportement. 69 % d’entre eux affirment qu'aucune des excuses proposées ne reflète leur situation.
- Est-ce qu’il existe un profil de jeteur ? Les résultats nous montrent par exemple que les jeunes déclarent jeter davantage que leurs aînés… mais difficile de savoir s’ils le font réellement plus ou s’ils assument simplement davantage leurs comportements.
- Pour finir sur une note positive, il existe aussi des ramasseurs ! L'étude met en lumière une part non négligeable de ramasseurs réguliers ou occasionnels : avec 58% des répondants qui ramassent des déchets abandonnés par d’autres.
Les résultats montrent 3 enjeux majeurs :
- des fausses croyances encore très présentes (86 % font au moins une erreur parmi une liste non exhaustive d’idées reçues) ;
- une perception différente selon les lieux, avec une notion forte d’attachement,
- une pression sociale dissuasive (61 % des répondants déclarent renoncer à abandonner un déchet lorsqu’ils se savent observés).
Cela nous conduit à 3 grandes orientations :
- Renforcer la pédagogie pour corriger les idées reçues qui alimentent les mauvais gestes ;
- Accompagner les collectivités avec des campagnes locales, personnalisables et clés en main ;
- Amplifier la mobilisation citoyenne, en valorisant les comportements positifs et en soutenant des initiatives collectives.